Plasticien

 

VINCENT LEMAITRE Coordonnées

vincentlemaitre.49@neuf.fr

VINCENT LEMAITRE Parcours

Né en 1969 au Mans, Vincent Lemaitre vit et travaille à Angers et Cholet.

A la fin des années 90, il incorpore, par  collage, des prospectus publicitaires à sa peinture et introduit un nouvel outil dans le champ plastique: le ciseau à bois. Grâce à cet outil, il peaufine une technique singulière et personnalise un vocabulaire graphique à travers lequel, il explore les incidences plastiques du papier « collé puis arraché, gratté, délavé, altéré, déchiré ». Avec le soutien de la peinture, qui lui permet de marquer ses tableaux d’empreintes colorées très caractéristiques, il a développé une technique singulière de peinture/collage faisant appel à un triple concept : le rythme, le signe et l’altération. Il expose régulièrement à Paris et en région Pays de Loire.

VINCENT LEMAITRE Présentation de l'oeuvre

Plage colorée,

La chapelle de Beaulieu sur Layon est ce qui reste de l'église paroissiale en partie disparue.

Il subsiste le choeur transformé en chapelle, ce qui en fait un lieu de recueillement assez singulier.

Dès l'entrée, on remarque la simplicité et la sobriété du lieu. Un endroit réduit mais restauré, dans lequel prédomine une atmosphère intimiste, propice au recueillement.

De son architecture romane, de sa fresque dans la voute en cul-de-four et de la sculpture de la Vierge à l'enfant en bois peint, rayonne une esthétique primitive à la grâce originelle.

On peut remarquer, à hauteur des yeux pratiquement, une bande murale assez étroite qui fait, en partie, le tour  intérieur de la chapelle et invite à la circulation du regard. J'ai décidé d'emprunter ce cheminement naturel pour proposer dans la «nef» et l'abside, une progression colorée  en écho à l'esthétique primitive de la fresque et de la sculpture.

Voyez dans cet encerclement coloré une proposition d'arc en ciel horizontal, une ligne de contraste lumineuse. 

avec les verticales de l'architecture, évoquant une plage rayonnante entre Terre et Ciel, entre le sol des hommes et la voûte de toutes les mystiques.

Vincent Lemaitre

 

VINCENT LEMAITRE Présentation de l'oeuvre par Art et Chapelles le jour de l'inauguration

Nous vous invitons  maintenant à pénétrer dans  un édifice très particulier puisque cette chapelle – comme cela vient de vous être expliqué - est en réalité le chœur de l’ancienne église de Beaulieu sur Layon.

Vous êtes encore sans doute imprégnés des émotions que vous venez de ressentir à Faye d’Anjou, et cette nouvelle étape doit vous apporter  une forme d’apaisement.

Vous allez de fait découvrir une chapelle très intime qui est toujours ouverte au culte et où une messe est célébrée chaque mois. Le choeur qui la constitue est de très petite dimension, mais il s’en dégage une grande noblesse. C’est un espace très lumineux, une architecture et un décor intérieur  empreints de pureté et de simplicité.

 L’ensemble de ces caractéristiques exigeaient une intervention d’une grande délicatesse.

C’est ce qu’a su apporter le peintre Vincent Lemaitre .Vincent Lemaitre, qui vit et travaille à Cholet,  a développé depuis une vingtaine d’années une technique très personnelle utilisant à la fois le papier et la peinture, qu’il superpose et marque de diverses empreintes pour aboutir à des tableaux colorés à la fois très structurés et empreints d’un grand raffinement.

Pour ce chœur, il a renouvelé et épuré cette technique en conservant le principe de la superposition des matériaux  et la recherche d’effets de couleur et de lumière caractéristiques de son travail.

La frise de tableaux qu’il nous propose évoque les vitraux  qui manquent à ce chœur. On peut penser que la nef détruite dans laquelle vous vous tenez aujourd’hui possédait de magnifiques vitraux. La proposition colorée de Vincent Lemaitre semble ainsi restituer un  patrimoine disparu, et constitue une forme d’hommage aux maitres verriers qui pendant des siècles ont éclairé nos églises des plus vives couleurs.

Cette frise s’inscrit avec modestie, de façon à la fois lumineuse et poétique, dans ce décor qui appelait une création à la fois forte et simple. Elle favorise ainsi une méditation douce prenant appui sur les couleurs du temps."

Marion JULIEN, responsable de la programmation artistique

 

Ancienne église Notre-Dame
Beaulieu-sur-Layon

L'église, à l'origine une chapelle du XIIe siècle, dépendait de l'abbesse du Ronceray d'Angers et de la paroisse de Saint-Lambert-du-Lattay. En 1768, une ordonnance épiscopale érigea Beaulieu en paroisse, les crues du Layon empêchant trop souvent les habitants de la rive droite de se rendre à Saint-Lambert.

L'ancienne église bien que restaurée en 1831, manquait de solidité. En 1856 la nef* qui menaçait de s'écrouler fut sacrifiée mais l'on conserva le chœur* converti en chapelle. La nef occupait approximativement le mail aménagé devant l'entrée actuelle. On distingue sous l'enduit au-dessus du portail l'arc triomphal* qui séparait le chœur de la nef.

 A l'extérieur les murs sont épaulés par des contreforts plats qui montent presque au niveau de la corniche à modillons* biseautés. Une belle arcature aveugle percée d'un oculus* couronne le chœur à l'étage supérieur.

 A l'intérieur, les deux travées de la partie droite sont couvertes d'une voûte en berceau portée par un grand arc doubleau qui repose sur de larges chapiteaux* ornés de figures géométriques et d'une tête en haut-relief, décor du XIIe siècle.

L'abside* en cul-de-four est éclairée par trois baies largement ébrasées, leur arc repose sur des colonnettes. Au-dessus un oculus diffuse la lumière du levant et symbolise le rayonnement de Jérusalem, berceau du christianisme.  Les peintures murales de la voûte en cul-de-four qui avaient disparu sous un badigeon révélèrent vers 1940 un arbre de Jessé sur fond bleu, constellé d'étoiles d'or, du XVe siècle. Puis les travaux entrepris en 1979 firent apparaître la peinture primitive d'un Christ en majesté dans une mandorle*, encadré par les symboles des quatre évangélistes : l'homme ailé de saint Matthieu, le lion de saint Marc, le taureau de saint Luc et l'aigle de saint Jean. Le Christ porte une tunique ocre et le manteau rouge de la Passion. Dans sa main gauche il tient un livre, la droite est repliée avec deux doigts levés en signe de bénédiction (symbole que l'on retrouvera sur "la main de justice" accompagnant le sceptre royal).

La statue de Notre-Dame de Beaulieu est une Vierge-à-l'Enfant en bois de cormier qui date du XVIIIe siècle.

Sources : Célestin PORT, Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire.

               Chanoine Charles URSEAU, Eglises et chapelles d'Anjou.