Peintre et graveur

 

PASCALE MESSINA Coordonnées

messina.cal@orange.fr

www.pascale-messina.fr

PASCALE MESSINA Parcours

Pascale Messina a été formée à l’atelier Met de Penninghen avant de poursuivre ses études à l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Appliqués et Métiers d’Art où elle se spécialise en architecture intérieure. Par la suite, elle se forme à la peinture et à la gravure. Parallèlement à son métier d’architecte d’intérieur, elle poursuit une œuvre multiforme  faisant appel à la peinture, à la gravure et à des installations dans lesquelles elle développe différentes techniques lui permettant de s’exprimer ses recherches sur des très petits formats aussi bien que sur de très grandes pièces comme ses draps peints. Elle vit et travaille à Angers et expose très régulièrement en région Pays de la Loire.

PASCALE MESSINA Présentation de l'oeuvre

Traverser ce jardin clos tapissé de lierre et piqueté de roses, comme un prélude à cette découverte intime et recueillie du lieu, coiffé d’un firmament étoilé sur fond de nuit, vers lequel nous levons les yeux cherchant peut être dans ce fouillis d’étoiles, une bienveillance céleste comme un baume sur nos vie blessées…

Nos vœux forment un chœur de louanges, Ex-voto  fragiles et vibrants

Découvrir sur l’autel la vierge qui d’un pas décidé nous présente son enfant comme un salut, un feu d’amour et de compassion, tabernacle de nos espoirs et de nos quêtes, cage diaphane de nos pensées voletantes…

Se tourner enfin vers ce grand Christ sans croix, qui s’élève vers le ciel entraînant avec lui toute la création : des racines encrées dans l’humus aux ondes agitées d’un ballet frénétique de  poissons argentés, pour finir dans la vibration légère de l’air, traversée d’une nuée de passereaux…

 Pascale Messina 

 

PASCALE MESSINA Présentation de l'oeuvre par Art et Chapelles le jour de l'inauguration

"Avant même de découvrir cette chapelle, vous avez compris en pénétrant dans ce domaine et en écoutant son propriétaire, que nous vous faisions entrer dans un univers particulier. Cette chapelle conjugue d’une façon originale la noblesse et la modestie.

Dans ce  petit espace , très intime, la couleur est à l’honneur : la voute de la chapelle est un ciel étoilé, des lambris d’un bleu profond entourent une jeune reine qui marche de façon décidée vers son destin, et un grand Christ sans croix se détache sur des murs ocre jaune. Il fallait un artiste qui sache jouer avec les couleurs pour s’inscrire dans un tel décor,  mais qui également ait l’imaginaire et la capacité technique à occuper ce petit volume sans se limiter à un accrochage aux murs.

C’est ce qu’a fait avec beaucoup de subtilité Pascale Messina  - peintre et graveur. Elle a d’abord réfléchi sur l’espace, ce qui n’était pas facile car la chapelle est petite et ne se prêtait a priori pas facilement à une installation ; elle a ensuite travaillé sur la palette de couleur  de la chapelle et a réussi de façon très originale à re-créer par la couleur un lien entre les différents éléments de  décors de l’édifice : la voute, le retable et les murs.

Enfin, ou parallèlement, elle a réfléchi à l’esprit du lieu : cette voute étoilée invite le visiteur à porter son regard de la terre vers le ciel, ce que traduit très bien cette installation : à travers le dégradé de couleur d’une tenture raffinée, ou dans les pampilles d’un lustre qui représentent les vœux d’amour, de santé, de maternité ou de réussite qui depuis toujours accompagnent la prière des hommes.

Cette œuvre, à l’image des précédentes, traduit parfaitement ce que nous ambitionnons de réaliser dans cette manifestation. C’est une installation que Pascale Messina n’aurait créé nulle part ailleurs. C’est en se laissant porter par l’atmosphère et le décor de cette chapelle qu’elle a pu réaliser cette oeuvre en harmonie totale avec l’édifice."

Marion JULIEN, responsable de la programmation artistique

Chapelle de la Constantinière
Soulaine-sur-Aubance

SOULAINES-SUR-AUBANCE Chapelle de la Constantinière

 Le domaine de la Constantinière frappe tout d’abord les visiteurs par son unité architecturale. En franchissant le portail monumental, le logis d’habitation s’élève au fond de la grande cour d’entrée, symétriquement prolongé en retour par  les communs qui abritaient les cuisines, la boulangerie, l’étable, les écuries et l’orangerie. Deux pavillons referment la cour de chaque côté de l’entrée; à l’origine celui de gauche devait servir de logement au régisseur et celui de droite  sera aménagé en chapelle quelques années plus tard.

Sur la porte d’entrée du logis, les monogrammes G.L. et C.M. qui encadrent une tête d’épagneul correspondent probablement aux initiales de Gilles Lespaigneul de la Plante, receveur des tailles à Saumur, et de sa femme Claude Morineau, qu’il avait épousée en 1668 ce qui permet d’affirmer que la construction de cette maison de campagne se situe entre 1668 et 1685, date du décès du maître des lieux.

Par son authenticité, la Constantinière est un témoin remarquable de l’architecture et de l’économie rurale en Anjou à la fin du XVIIème siècle. L’organisation spatiale des différents bâtiments et la reconstitution des jardins avec le vivier, le potager et le verger aident à comprendre comment ces domaines agricoles constituaient un système autarcique tant économique que social, un chapelain pouvant même y célébrer la messe car les familles seigneuriales disposaient souvent de leur propre lieu de culte.

A la mort de Claude Morineau en 1705, son second fils René-Nicolas Lespaigneul de Medouen vient résider en tant qu’abbé à la Constantinière et fonde la chapelle comme en atteste un inventaire après son décès «…le dit sieur de Medouen a fondé par son testament du quatre décembre mille sept cent trente six une chapelle qu’il a fait bâtir dans l’enclos de sa maison ». On lui doit ainsi la transformation en sanctuaire de ce pavillon qui était dans un état d’abandon total avant sa restauration dans les années 1995-2005.

 L’accès à la chapelle se fait aujourd’hui à partir d’un petit enclos propice à la méditation, la construction du retable* ayant condamné l’entrée primitive encore visible dans le pignon Est. La restauration a permis de restituer le décor intérieur et en particulier la voûte étoilée  qui symbolise le royaume des cieux.

Le retable du début du XVIIIème siècle dont les boiseries habillent le chœur* est décoré au-dessus de la corniche d’un fronton représentant des angelots, encadré par des pots-à-feu et surmonté d’une croix. Tous les éléments sculptés de ces boiseries sont dorés à la feuille d’or. Le tabernacle* et le tableau au-dessus de l’autel  avaient disparu dès les années 1930; afin de remplacer le tableau, les propriétaires ont fait l’acquisition d’une toile peinte datée de 1705 -année de fondation de la chapelle- toujours avec le souci de respecter l’histoire du lieu, d’un lieu devenu «L’histoire d’une vie» pour ces passionnés du patrimoine.