Licière

 

NINA PONTHOU Coordonnées

ponthou5@wanadoo.fr

NINA PONTHOU Parcours

Nina Ponthou, née au Danemark en 1967, vit et travaille à Saint Barthélémy d’Anjou (Maine et Loire). Elle a fait des études de commerce et d’économie au Danemark, aux Etats Unis puis en France, avant de se former à la céramique, puis au métier de licière à l’école des Beaux Arts d’Angers. Elle a développé une technique très personnelle  et très spectaculaire de tissage à partir de papiers travaillés comme du fil à tricoter, à partir desquels elle réalise des sculptures monumentales qu’elle a exposées à plusieurs reprises dans les principales manifestations d’art contemporain de la région Pays de Loire. Elle poursuit parallèlement un travail de création dans les domaines de la céramique et de la création de mobilier.

NINA PONTHOU Présentation de l'oeuvre

Travailler sur une pièce destinée à être exposée dans une église m'a fait penser auw liens que les hommes essayent de tisser avec l'au-delà. J'ai eu envie de travailler sur ce lien métaphysique, un lien que je voulais le plus naturel possible, un lien qui ressemblerait aux racines d'un arbre. Ces racines qui lient les hommes entre eux ici-bas et nous relient au ciel. Elles symbolisent un attachement et un appel à prendre de la hauteur.

Comme cette église date, en grande partie, de la période gothique, je me suis inspirée des principes de construction de l'époque. On y construisait les monuments en hauteur à l'aide de  colonnes. Dans l'église de Vauchrétien, mes racines se faufilent autour des colonnes comme si elles se transformaient elles -même en colonne s de pierre.

J'ai ensuite laissé plus de liberté aux racines au fur et à mesure qu'elles prenaient de l'altitude pour laisser à chacun la liberté d'y trouver son chemin.

Nina Ponthou

NINA PONTHOU Présentation de l'oeuvre par Art et Chapelles le jour de l'inauguration

"Cette église de Vauchrétien , va vous pemettre de découvrir une architecture et un décors présentant de forts contrastes avec l’église de Charcé que nous venons de quitter. En dehors des boiseries et de la fresque que vous pourrez admirer dans le chœur, vous découvrirez une nef de la plus grande simplicité : de grands murs blancs et nus, rythmés par de simples petites croix de bois, que surplombe une étonnante tribune qui donne un caractère un peu théâtral à la nef.

Ces murs auraient pu accueillir beaucoup de grands tableaux, mais le risque était de transformer l’église en galerie de peinture, ce que nous cherchons toujours à éviter.

Dans cette église, toujours affectée au culte, nous souhaitions une œuvre très simple et très pure qui participe au recueillement des fidèles.

Il nous fallait donc faire appel à  un artiste qui soit capable de s’inspirer de ces caractéristiques  de l’architecture et du décor,  et qui saurait  y  inscrire  une œuvre à la fois paisible et  forte en harmonie avec l’esprit du lieu.

C’est pour cette raison que j’ai fait appel à Nina Ponthou ; Nina Ponthou a une formation de licière, et elle fait partie de cette nouvelle génération de liciers qui créent des oeuvres  originales, nouvelles dans leur facture et leur inspiration.

Elle nous propose donc une grande pièce unique, d’inspiration végétale qui s’accroche à la tribune pour monter vers le ciel comme une prière.

Elle s’inscrit ainsi dans la grande tradition de la représentation d’éléments végétaux qui ont au cours des siècles guidé les bâtisseurs de nos églises et les sculpteurs qui les ont décorées.

C’est donc à une méditation sur la création que nous invite cette œuvre à la fois monumentale et modeste, puisque dans la tradition de l’arte povera, elle n’est constituée que de papier.

 J’espère que cette œuvre, frappante dans sa simplicité,  mais riche par sa symbolique, qui vous montrera la diversité des modes d’expression des liciers contemporains, vous incitera à porter un regard nouveau sur cette nef  et  contribuera à apporter à chaque visiteur  la paix et  la sérénité que l’on vient rechercher dans ce lieu."

Marion JULIEN, responsable de la programmation artistique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Eglise Notre-Dame
Vauchrétien

La commune de Vauchrétien se situe dans la forêt de Brissac et de Beaulieu qui appartenait au fief de Brissac et à son domaine jusqu’à la révolution. La Paroisse remonte probablement au XIème siècle et son église Notre Dame, placée autrefois sous le patronage de St Laurent, fut sans doute commanditée par les Seigneurs du lieu.

Elle était l’une des plus anciennes églises de notre province  lorsque le 13 août 1974  un incendie a ravagé la nef* et la tribune dite « des Musiciens » qui datait du XVIIème.  Compte tenu de son importance architecturale, les responsables des Monuments Historiques décidèrent de restaurer l’édifice. Sa reconstruction fut confiée aux architectes Enguehard et Lamaison. Le 15 août 1976 elle rouvrait ses portes.

Sa façade restaurée  en 1836,  de style néo classique* à large fronton triangulaire,  est austère et ne laisse pas prévoir le plaisir et l’intérêt que la visite de cette église suscite.

On entre par une jolie porte à accolade* du XVème en pierre coquillière,  ouverte dans le mur latéral sud de la nef,  témoignage des modifications  qui jalonnent  l’histoire de  ces très anciennes églises  en se côtoyant harmonieusement.

Ce qui frappe d’abord, c’est sa clarté de la nef assurée par des larges baies percées au XVIIème. 

L’église se compose essentiellement de la nef et du chœur* qui seul a résisté à l’incendie. La nef fut construite au début du XIème ainsi que le révèlent ses murs en petit appareil et ses ouvertures. Un simple balcon, baptisé encore tribune, remplace la tribune des musiciens. Elle est surmontée d’une large rosace de 1836 et des vitraux de 1976.

Le chœur date de la fin du XIIème. Plus étroit que la nef,  il comprend deux travées de  plan carré : l’une est voutée d’ogives* et de liernes*, décorée de petites têtes à la clef et au point où les liernes rencontrent  les formerets*. Dans l’abside*, la fenêtre axiale sert de niche à une Vierge à l’Enfant du XVIIème en terre cuite découverte après l’incendie.

Il faut enfin signaler deux découvertes émouvantes. L’une est une fresque du XIIIème représentant la fuite en Egypte, qui se trouvait  à gauche de l’Arc Triomphal*. Mise au jour  en 1974, elle fut replacée dans la première travée* du chœur. L’autre, ce sont des fragments de tuffeau du XVIème trouvés dans les gravats des autels incendiés, têtes à cheveux longs et à cheveux courts, qui étaient  enterrées, telles des reliques.