Licière et porcelainiaire

Chantal Verdier-Sablé vit et travaille à Laval.  Son travail artistique repose sur la combinaison de deux techniques : celle des liciers et celle des  porcelainiers.

Elle réalise des installations composées d’éléments de porcelaine reliés par des fils, qui laissent apparaitre par transparence des décors raffinés.

C’est cette technique qu’elle a utilisée pour la chapelle de l’ermitage, en l’adaptant car l’absence de lumière naturelle ou électrique ne lui permettait pas de jouer sur les effets de transparance. S’inspirant de la réunion de trois ruisseaux sous  le puits de l’ermitage, elle travaille sur le thème de l’eau ; elle a ainsi réalisé des galets de porcelaine réunis dans une sorte de filet  de lin, dans des nuances de bleu, vert, gris et blanc évoquant les 4 saisons.

 Afin de ne pas obstruer la vision des fresques qui décorent la plus grande partie du chœur, cette installation sera positionnée de chaque côté de la porte d’entrée et sera découverte par les visiteurs lorsqu’ils se seront retournés après avoir regardé les fresques du chœur.

 

Présentation de son projet par l'artiste

Pour accéder à l’ermitage St Jean, on empreinte un chemin escaladant le coteau qui le surplombe. On entre dans une cours bordée d’un chapelet d’arbres et de prairies où se présente la chapelle, un puits, gardien des lieux. Site mystérieux qui témoigne d’une vie antérieure.

L’intérieur de l’édifice, vous renvoie à un sentiment de sérénité. Le chœur de la chapelle, en tuffeau, est décoré de peintures murales du XVe siècle, représentant le Christ et des anges porteurs. Ambiance protectrice, et intimiste .

Le puits est construit sur un point de revitalisation. L’ermitage accueille les pèlerins, les malades, et l’ermite a l’obligation « d’instruire gratuitement la jeunesse ».

Lieu minimaliste et empreint de mystères et de spiritualité, beauté intérieure par ses  tuffeaux, douceur des couleurs des peintures murales. Il m’a semblé naturel, comme pour saluer les habitants de ce lieu, de leur rendre hommage en travaillant sur le thème de l’eau, élément indispensable à la survie de l’homme.

Lieu de rencontre et d’accueil, symbole du lien et de l’échange, j’ai choisi de créer quatre tapisseries de porcelaine singulières. Il ne s’agit pas ici d’illustrer l’eau, mais de donner échos au rôle indispensable qu’elle a pu avoir, au fil des saisons.

Je me suis laissée aller au jeu de la matière. Fidèle au sens de mon travail, les tapisseries sont constituées d’une multitude de morceaux de porcelaine tous uniques, obtenus par coulage ou façonnage, liés entre eux par un fil de lin (matière utilisée au moyen age). La ligature textile symbolise ici le lien, l’ échange, la rencontre. Le liage donne à cette matière rigide une souplesse tel un tissu, afin de tromper l’œil, l’inviter à faire le voyage. La porcelaine est travaillée avec l’association d’oxydes, ou estampée. Elle invite le visiteur a y voir ou entendre l’eau par son aspect ou par le son qu’elle émet au contact du vent. On pourra après avoir découvert la chapelle, terminer ou commencer la visite par le puits habillé d’une pluie de porcelaine estampée.

L’ermitage Saint Jean et la porcelaine se complètent merveilleusement bien ici, laissant ainsi place à la contemplation ou à la méditation.

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CHANTAL VERDIER-SABLÉ

Présentation de l'artiste le jour de l'inauguration

Dans ce magnifique site de l’ermitage Saint Jean nous  avons à nouveau été confronté à un problème d’espace. La chapelle que vous allez découvrir est encore plus petite que celle de la Giraudière. Ses murs couverts d’une fresque ne pouvaient servir de support à  des œuvres et l’espace intérieur était trop étroit pour permettre une installation.

J’ai tout de suite pensé à Chantal Verdier-Sablé dont les œuvres fortes et  délicates pouvaient se confronter à un tel lieu.

 

Les créations de Chantal Verdier résultent d’un croisement original  entre sa formation initiale de lissière et sa découverte de la porcelaine. Elle tire de ce mariage des œuvres qui sont le fruit d’une haute technicité et d ‘une recherche esthétique exigeante.

Elle a rapidement choisi de se laisser porter par la Loire et d’explorer elle aussi le thème de l’eau. Vous allez donc découvrir, dans le puits qu’elle à eu la bonne idée d’investir, et sur les seuls espaces disponibles de la chapelle, des œuvres surprenantes. Chaque pièce de porcelaine faite à la main est unique. Toutes ces pièces – des centaines- sont réunies par un tissage de fil de lin. C’est une démarche patiente, très expérimentale,  qui lui permet de renouveler sans cesse le traitement de la matière, les techniques d’assemblage, ou la création de la couleur, pour aboutir à une sorte de perfection formelle et esthétique.

Nous allons contrôler le flux d’accès à la chapelle car bien sûr ces œuvres sont très fragiles : merci de na pas les toucher et de ne porter ni sac à dos ni sac à l’épaule.

 

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Marion Julien 

Ermitage Saint Jean
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 La situation géographique de l'ancien ermitage Saint-Jean, niché au débouché d’un petit chemin escaladant le coteau, explique en partie les accidents successifs qui contribué à  son abandon, puis  contre toute attente à sa renaissance. C’est  André Sarrazin, archiviste de  la ville d’Angers qui, dès 1988, s’est investi énergiquement pour la restauration de cet ensemble disparu sous la végétation. L’existence d’une chapelle romane attestée dès le XIIe siècle -mais sans doute antérieure comme l’indique la découverte de sarcophages- laisse supposer qu’il s’agissait-là d’un lieu de pèlerinage  très fréquenté. Un premier glissement  de terrain en 1640 va frapper l’ermitage et détruire la grande nef de la chapelle. Le site dégrade encore après un second glissement de terrain en 1720 et il est totalement abandonné à la Révolution. Il ne reste actuellement debout que le chœur de la chapelle, l’aumônerie et un puits. Les fondations de la grande nef et de la maison des ermites ont été dégagées. Remanié au XVIe et XVIIe siècles, surmonté de son clocheton, le chœur de la chapelle, en tuffeau, mesure 4m de large sur 5.5m de profondeur. Il est décoré de peintures murales du XVe siècle.

 

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