Brigitte Blanchard Parcours

"Je vis et je travaille en Anjou depuis 1997. Je suis diplômée en Etudes Supérieures Arts Plastiques à Paris 1 Panthéon Sorbonne.

J'ai enseigné les Arts Plastiques en région parisienne de 1987 à 1997. J'anime des Ateliers, parallèlement à mon activité de Peintre Professionnelle, depuis mon installation en Anjou .

 J'expose régulièrement dans les Salons régionaux et je suis Présidente du Salon 49 Regards . Membre de la Fondation Taylor . Chevalet d'Or . Je participe au parcours Les Arts à la Campagne à Durtal .

Mon travail de peintre est abstrait, on le qualifie d'Abstraction Lyrique ; je privilégie le blanc, le noir, les gris, sépia et bleu ."

 

Brigitte Blanchard présentation de l'oeuvre réalisée pour la chapelle de Matheflon à Seiches

"Ma rencontre avec La Chapelle de Matheflon, a eu lieu un jour de pluie et de vent...

Elle est située sur un promontoire au dessus du Loir, et j'ai appris en la visitant que sur son emplacement, il y avait eu un moulin à vent.

Voilà ce qui a déclenché la conception de mon projet pour la manifestation Art et Chapelles : le VENT en est devenu le principal acteur, porteur de Bonne Nouvelle, puisque tel est le nom de la Chapelle !

Après différentes recherches plastiques, j'ai opté pour une installation dans laquelle le papier tient le rôle central : sa légèreté et  son rapport à l'écrit lui donnent un grand pouvoir de suggestion.

J'y ai ajouté une toile en triptyque qui évoque le rythme du Vent.

L'ensemble est volontairement très sobre au niveau des couleurs pour respecter la douceur et la blancheur du lieu, soulignées par  la note bleue des vitraux."

Brigitte Blanchard

 

Brigitte Blanchard présentation de l'artiste par art et Chapelles le jour de l'inauguration

"Avec cette chapelle de Matheflon nous terminons notre circuit en nous rapprochant du ciel. La chapelle offre un bel espace  de pierres blanches noyées dans la lumière qui pénètre par de grands vitraux simplement bordés d’une fine ligne bleue.

Cette architecture et  décors m’ont conduit à Brigitte Blanchard, notre seule artiste angevine sur ce circuit, qui vit et travaille à Moranne.

Les toiles abstraites de Brigitte Blanchard  nous proposent  un voyage aérien. Les couleurs qu’elle privilégie, les bleus, gris, noirs et blancs, la lumière qui baigne ses toiles, et le mouvement  qui traverse sa peinture nous invitent à découvrir un espace imaginaire à la fois puissant et subtil.

A Matheflon, elle s’est laissée porter par la situation de cette chapelle exposée à tous les vents. Bien que sa peinture n’ait rien de figuratif, on devine dans les toiles qu’elle nous propose le souffle qui anime cette colline et les fidèles qui viennent y prier."

Marion Julien

 

Chapelle de Matheflon
SEICHES SUR LE LOIR

 

Cette chapelle, très élégamment  juchée sur la colline, surplombe un magnifique panorama sur le Loir et le village de Matheflon.  Elle fut précédée au tout début du XIème siècle d’une forteresse édifiée par Foulques Nerra vers 1030 pour «mater les félons».  L’emplacement du donjon est donné à l’Abbaye du Ronceray sur lequel l’Abbesse fait édifier une petite chapelle en bois, puis en 1096 une chapelle en pierre dédiée à « Notre Dame de Bonnes Nouvelles ».                                                          

Elle connaît toutes les péripéties liées aux différentes instances dont elle dépendra successivement. Le 22 mars 1406 elle est érigée en cure, puis « Paroisse de Seiches et de Matheflon » comme l’indiquent les registres de baptême de 1692 à 1731. Cependant elle perd progressivement de son importance et c’est ainsi que très délabrée, elle est interdite au culte en 1752. La cloche est transférée à l’Eglise Saint Aubin et les ornements liturgiques   à l’hôpital de Durtal. En 1770, la chapelle est remplacée par un moulin à vent qu’on retrouve en 1870 en ruine et abandonné. En 1851, en souvenir de la chapelle, on édifie une croix, aujourd’hui placée sur un pilier de granit à l’entrée de l’enclos.

C’est l’époque où la ferveur populaire est profondément stimulée par les apparitions en divers lieux et dans le cas qui nous intéresse, par celle du Sacré Cœur à Sainte Marguerite Marie à Paray- le- Monial, ceci incite les curés à reconstruire les églises et les chapelles  très endommagées après la Révolution ou à en construire de nouvelles au goût du jour.

Dans ce contexte qui témoigne d’une véritable renaissance de l’architecture religieuse l’Abbé Beaudoin, curé de Seiches, rachète le moulin.  Grâce au lancement d’une souscription les travaux de construction de la chapelle de Matheflon commencent  le 1er mai 1877 sous la direction de l’architecte Becquet d’ Angers. C’est un petit édifice composite, roman par son vocabulaire décoratif et gothique par sa silhouette, qui mesure 7 mètres sur 12.  Surmonté d’une large rosace, le fronton est entouré de deux contreforts coiffés de pinacles. Au centre, à la place d’un fleuron  on a placé une statue de la Vierge. A l’arrière, la flèche qui s’élance vers le ciel a perdu de sa splendeur car c’était  à l’origine un ouvrage en zinc délicatement ouvragé de style néo-gothique comme le montre la carte postale ancienne ci-dessous. Selon la Semaine Religieuse de 1880 relatant la bénédiction de la chapelle du 3 octobre par l’Evêque, en grande pompe avec procession et fanfare « Ses ogives se marient aux cintres romans, avec son mouvement de flèche vers le zénith ». A l’intérieur, aucun ornement, en dehors d’un autel surmonté d’une statue du Sacré Cœur bénissant Sainte Marguerite Marie. Derrière une  pierre tombale fixée au mur, repose l’Abbé Beaudoin. Sur la clef de voûte figurent des armoiries appartenant sans doute à des donateurs. La nef divisée en trois travées* se termine par un hémicycle. La chapelle est dédiée au Sacré Cœur en septembre 1889. Elle est le lieu de réunions de prières en l’honneur du Sacré Cœur chaque mois de juin jusque dans les années 50, puis elle tombe dans l’oubli mais en 1964 le Conseil Municipal de Seiches décide de l’acquérir avec son enclos, et le 6 septembre 1980 le comité des fêtes prend l’initiative de sa restauration et de l’aménagement de ses abords aidé d’un comité inter associatif, du Conseil Général et de la Fondation du Patrimoine.

 

Références : Célestin Port « Dictionnaire Historique ». Les Archives Diocésaines.  Louis Maucourt« Seiches sur le Loir en Anjou ».