Présentation de l'artiste:

Après l'obtention de la première année de DEUG d'arts plastiques à Rennes, Bénédicte BONAFOS a écarté l'idée d'une carrière artistique.

Née à Laval en 1974, elle vit et travaille actuellement à Ingrandes-Le fresne sur Loire en tant qu'infirmière libérale et thérapeute énergéticienne.

Elle a renoué avec la création depuis environ huit ans par l'intermédiaire d'une pratique amateure de la peinture à l'huile et à l'acrylique, lui permettant de maintenir un équilibre personnel.

Support essentiel de ses activités professionnelles, le corps et le visage restent ses principales sources d'inspiration. Ils sont pour elle le plus simple vecteur d'émotion et d'histoire.

Depuis 2014 elle a participé à quelques expositions locales à Ingrandes-Le Fresne-sur-Loire ainsi qu'à Rochefort-sur-Loire.

benebonafos@libertysurf.fr

 

Présentation de ses oeuvres par l'artiste:

 Mon travail part de l'intimité d'une rencontre.

L'église de St Macaire du bois s'érige discrètement dans un lieu reclus. L'impénétrabilité de l'église était surprenante. Je suis rentrée par la petite porte latérale et l'intérieur m'apparut quelque peu humide, nu et triste malgré la lumière estivale. A son contact, pourtant, l'église est rassurante, douce et sereine.

Mon premier élan créateur fut d'habiller le lieu, de la parer de formes et de couleurs là où la blancheur du tuffeau impose austérité et froideur. Mais plus fort encore, l'envie d'habiter ce lieu avec ces personnages, leur visage et leur présence.

Le regard est pour moi la plus simple manière de raconter une histoire.

L'église de St Macaire étant d'essence féminine, j'ai naturellement choisi d'y présenter des histoires de femmes, peut-être jadis livrées dans le secret du confessionnal…  De plus, dans le contexte actuel, social et politique, il m'a semblé juste de rappeler la beauté des femmes.

En prenant corps avec l'édifice, le travail réalisé symbolise la montée vers la lumière, le passage du crépusculaire au levé du soleil, de l'immaturité à la sagesse, de l'inconscience à la réalisation.

Et sur ce chemin, entre l'ombre et la lumière, existent la délicatesse et la grâce.

Chaque regard opère comme le martèlement d'un questionnement qui pourrait s'adresser au visiteur : « Qui suis-je ? », rappelant ainsi le mystère de l'essence de l'être.

 

Présentation de l'artiste par arion Julien (Art et Chapelles) le jour du vernissage

Nous retrouvons ici les problèmes d’occupation de l’espace par l’artiste, que j’évoquais avec la petite chapelle de Passavent. Pour des raisons toute différentes : l’église est vaste et imposante et elle est toujours ouverte au culte. On ne pouvait donc penser à une installation.

Si belle soit elle, cette église reste un peu froide et j’ai pensé qu’il fallait d’une façon ou d’une autre l’humaniser. C’est la raison pour laquelle je me suis tournée vers Bénédicte Bonafos, artiste angevine, qui réalise des portraits de femme. Bénedicte travaille dans le domaine de la santé et est de se fait en contact quotidien avec des personnes qui souffrent et qui espèrent.

Les portraits très expressifs qu’elle a réalisés habitent  cette église assez austère de façon surprenante. On devine une histoire derrière chacun de ces visages souffrants. Le doute, la rébellion, l’espoir, le dépassement de soi… qu’ils expriment  nous touchent parce que ce sont des sentiments universels. Elle a eu la bonne idée de les suspendre dans les vides créés par l’architecture de l’édifice, créant ainsi un cheminement de la douleur subie  à l’apaisement ou à l’acceptation de la souffrance.

Ce n’est pas seulement parce que nous comprenons ces sentiments que nos visiteurs seront impressionnés par ces œuvres. Dans les églises que nous fréquentons ou visitons, les peintures ou les sculptures qui traduisent la souffrance humaine, généralement réalisés au cours des siècles passés dans une optique didactique,  ont souvent quelque chose qui nous semblent un peu figé ou caricatural. Le choc que l’on ressent en découvrant les portraits de femmes  exposés ici aujourd’hui est  lié à la modernité que leur confère le travail l’artiste.   Elles sont à la fois éternelles et contemporaines. C’est la raison pour laquelle je suis sûre qu’elles vous toucheront.

Peintre
Eglise paroissiale
Saint-Macaire-du-Bois

 Cette église alimente toujours les controverses quant à ses origines. Isolée au milieu de la campagne, on découvre une église romane profondément remaniée au XVe siècle lors de la construction des voûtes en pierre. Incendiée par les Huguenots en 1569 l’église ne sera jamais totalement restaurée dans son état d’origine ce qui explique l’état inachevé dans lequel elle se présente aux visiteurs. Un autelavec retable extérieur où l’on célébrait des messes en plein air marque la singularité de l’église de Saint-Macaire-du-Bois.

Latitude: 
47.116691
Longitude: 
-0.273190