Aude VAN EECKOUT FREY Parcours

J’ai fait un atelier préparatoire aux arts déco, puis 3 ans à l’école d’arts appliqués Olivier de Serres à Paris, et j'ai un diplôme de Designer textile. J’ai choisi d’être artiste peintre depuis 2003 . Au début je faisais des petits travaux  à côté mais depuis 2006 je peins à plein temps.

Aujourd'jui j'ai 45 ans et je vis et travaille en Basse Normandie à Mortain, à 45 km du Mont St Michel, où j’ai un atelier dans une ancienne salle de classe, très lumineuse et spacieuse.

J’ai toujours été passionnée par les tissus, par les costumes et les décors. Pour moi, travailler dans cette chapelle c’est à la fois décorer la chapelle et la mettre en valeur.

Mon langage, c’est les couleurs, et j’ai voulu dialoguer avec les couleurs de la chapelle. Ce projet est une réelle aventure car pour pouvoir faire tout ce que je veux il a fallu que je travaille avec un imprimeur qui a reproduit des détails de mes tableaux sur tissu. La difficulté est aussi de réaliser des œuvres qui se verront dans un grand espace et de loin…Ce n’est pas du tout la même approche que de faire des tableaux pour une exposition. Bref vous serez les bienvenus cet été à la chapelle de Cheffes !

Aude VAN EECKOUT FREY - Petite Présentation de ma peinture

 Lors de mes études, je travaillais le thème de la lumière. Celui-ci  restera le but de ma démarche artistique. Mon support favori est le papier récurrent (accumulation d'affiches), car il a déjà une histoire et qu'il me permet la réalisation d' œuvres de toute taille et forme. Je me sens également à l'aise sur des matériaux tels que le  tissu, le bois etc...Ma technique mixte (  Huile , gouache , pastels sec et gras, œuf, collage de papiers de soie ou de poussière de pigments) produit un effet de matière et souvent la réalisation effective de celle-ci. L'aspect  fragmentaire de certains de mes tableaux me permet d'être plus libre dans mon expression. Étant en section design textile à l'école d’arts appliqués Olivier de Serres, j'ai travaillé à partir de sculptures incas et aztèques…attirée par les couleurs de l'Amérique latine mais aussi de l'Orient. Cependant je me suis plus intéressée encore aux personnages et décors des ballets russes dessinés par Léon Bakst. En effet j’associe avec plaisir mes tableaux aux concept d’habillement et de décoration  d’intérieure. Vous pouvez retrouver mes œuvres  sur mon site : www.audevaneeckhoutfrey.fr     

Aude VAN EECKOUT FREY Présentation de l'oeuvre réalisée pour la Chapelle des pénitents à Cheffes

"Le bleu ciel de la voute ; le jaune d’or, le vert Véronèse, le bleu Cyan et le rouge magenta du chemin de croix ; l’ocre rouge foncé  des volutes : toutes ces couleurs ont formé ma palette. Les feuilles d’acanthe, la vigne aux pieds des statues,  et les arabesques encadrant les baies et le portail d’entrée m’ont inspiré les formes pour composer les tableaux.

J’ai voulu ainsi dialoguer avec tous les éléments visuels de cette chapelle et faire parler  mes œuvres entre elles.

Les vitraux en tissu discutent avec la rosace quand les petits Autels des bas côtés s’harmonisent avec le chemin d’Autel du Chœur.

Quand aux  tondi  et à la sphère, ils donnent la réplique au bas-relief de la console  portant  la  Vierge du chœur. Représentent-ils  des Anges ? Ou bien sont-ils comme une constellation ? A vous d’imaginer.

Laissez-vous guider par vos sens."

Aude van Eeckhout Frey

Aude VAN EECKOUT FREY Présentation de l'oeuvre par art et Chapelles le jour de l'inauguration

"La chapelle des Pénitents de Cheffes, si sobre à l’extérieur, est toute différente quant on y pénètre. Elle est habitée par 6 vierges qui semblent particulièrement à leur aise dans un décor végétal très coloré qui n’invite pas particulièrement à la pénitence. 

J’ai cherché un artiste  qui soit capable de ressentir et de transmettre la sérénité et la plénitude qui se dégagent de cette chapelle.

C’est la raison pour laquelle j’ai fait appel à Aude van Eeckout Frey dont j’avais vu des toiles à Villevêque. Aude habite en Normandie près d’Avranche où se trouve son atelier. Elle  se consacre totalement à son activité de peintre et a  développé depuis de nombreuses années une technique très personnelle qui lui permet de varier les supports, les matériaux et les formes de ses œuvres, et de les adapter à chaque projet comme elle l’a magnifiquement fait ici.

Ce qui est constant chez elle, c’est la lumière qui irradie tout son travail. L’explosion des couleurs chez Aude n’est pas la simple recherche d’effet décoratif, c’est plus profondément l’expression de son monde intérieur et d’un amour de la vie qu’elle cherche à faire partager à travers la peinture."

Marion Julien

 

 

Chapelle Notre-Dame de Saint-Sulpice
CHEFFES

Amis visiteurs détrompez-vous, la chapelle Notre-Dame de Saint Sulpice qui de prime abord semble construite au XIXème siècle est un édifice roman comme en témoignent les murs en petit appareil et la porte murée sur la façade sud. En contournant la chapelle, on découvre aussi une ravissante baie gothique dont l’appui est orné d’un rinceau* de feuillages. Située au bord de la Sarthe, la chapelle connue également sous le vocable « Notre-Dame des Eaux » porte de longue date le nom de « Notre-Dame de Saint Sulpice » car Jean Ballain écrivait en 1716 qu’ « A deux cents pas de l’Eglise Paroissiale de Cheffes, il y a une chapelle qui porte le nom de Notre Dame de Saint Sulpice, dans laquelle il s’est fait autresfois, et il se fait encore beaucoup de miracles… Les Paroissiens de Cheffes y vont en procession tous les premiers Dimanches des Mois de l’année ». Dans son ouvrage, l’auteur en dresse même un dessin très intéressant avec la rivière qui coule au premier plan (voir la photo ci-dessous). Saint Sulpice est un rappel à la dénomination du lieudit où s’élève la chapelle. 

 

Cette chapelle subira au cours des siècles différentes campagnes de travaux. Alors qu’elle est tombée en ruine après la Révolution, le Père Esnault, curé de la paroisse, entreprend sa restauration en 1882 dans le style du XIIIème siècle telle qu’elle se présente à nous agrandie par la construction d’une sacristie. Restauré dans un style néo-gothique, le pignon d’entrée de la chapelle est bizarrement surmonté d’un clocheton dans la tradition Renaissance qui n’est pas sans rappeler celui représenté par Jean Ballain. L’édifice se compose d’une nef unique prolongée par un chœur à chevet plat dans lequel s’ouvrait la petite baie gothique murée lors des travaux d’aménagement du sanctuaire.  

A l’intérieur, la nef est couverte par une charpente lambrissée et le chœur par une voûte en berceau construite en brique. Quatre baies éclairent la nef et deux baies en plein cintre le chœur; l’une de ces fenêtres est désormais occultée par l’adossement de la nouvelle sacristie sur le flanc sud de la chapelle. Les murs et les voûtes sont entièrement peints avec un décor architecturé en trompe-l’œil dans le fond du chœur. A l’origine, le décor descendait jusqu’au sol mais les inondations baignant le val Saint Sulpice tous les hivers, les remontées d’humidité ont fini par endommager le bas des murs ce qui explique ce soubassement peint dans un ton uni.

 

Présentée dans le chœur, la statue de Notre Dame-des-Eaux retient toute l’attention. Habillée d’une robe bleu et drapée avec l’enfant Jésus dans un long manteau blanc, ils sont tous deux couronnés et portent en médaillon un Sacré-Cœur. La chapelle demeura un haut lieu de dévotion jusqu’à l’après-guerre, les habitants de Cheffes et des villages alentours venant régulièrement prier Notre-Dame des Eaux lors des grandes fêtes religieuses qui se terminaient quelquefois par des processions aux flambeaux. La vénération de Notre-Dame-des-Eaux reste encore très vivante de nos jours car chaque année une ou plusieurs messes y sont célébrées en son honneur.